Sachant que la mention écrite sur une étiquette «Biodégradabilité supérieure à 90%» peut être induite par la présence de 90% d’eau dans un détergent, Matt Chem met en garde le consommateur contre de tels slogans : Il est très important de nuancer de telles affirmations qui peuvent prêter à confusion ! Par exemple, l’indication 100% biodégradable ne précise jamais si l’affirmation porte sur 100% de la totalité de la formule ou uniquement sur la partie des tensio-actifs contenus dans le produit. Autre exemple, l’indication 100% naturel peut prêter à confusion. Il faut savoir que des matières premières entrant dans la composition de certains produits«éco labellisés» peuvent être d’origine pétrolière. A contrario, des agents de surface d’origine végétale peuvent avoir été transformés par voie chimique. Le 100% naturel induit donc en erreur le consommateur. Enfin, il est très important de savoir que même des extraits végétaux peuvent être toxiques pour la faune et la flore, tout comme des extraits synthétiques. C’est une question de dosage!!! Un exemple parlant : l’alcool à 95%, produit naturel d’origine végétale, est très toxique. Or à 40% l’alcool est assimilable et biodégradable (comme le Cognac, Calvados…). Il faut savoir que chaque matière végétale brute ne peut être utilisée directement dans une formulation. Il est nécessaire d’extraire, de modifier, de séparer les molécules soit par une action chimique soit par une action biochimique. Lorsqu’il est indiqué Biodégradable supérieur à 90%, cela n’indique pas que les 10% restant ne soient pas biodégradables. La dégradation biologique étant mesurée selon des tests effectués en présence et en absence d’air pendant un nombre de jours définis selon la Directive CEE sur les détergents. Matt Chem conclut son argumentaire en rappelant qu’elle fabrique et propose des produits concentrés actualisés avec le souci permanent de la protection des utilisateurs de la mer et de l’environnement.

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